Quand Culture et Gastronomie se mêlent !
Découverte de l’arborescence
Vendredi 29 Avril 2024 : une journée mémorable qui m’a transportée hors du temps, hors de nos frontières en ne parcourant que quelques kilomètres dans le Nord de la France !
La première étape de ce voyage nous a conduits au restaurant étoilé L’arborescence à Croix, ville de la Métropole Lilloise.
« Notre cuisine est libre et joyeuse, explore les ingrédients, les goûts, les mots et les couleurs. Elle est une narration entre le cuisinier, le serveur et le convive. Elle nourrit le corps et l’esprit. »
C’est dans cet esprit que le chef Félix Robert et son épouse Nidta nous accueillent à l’arborescence pour un voyage aux mille saveurs, empreintes de culture japonaise et asiatique.
Je ne vous révélerai pas le menu pour vous laisser le plaisir de la découverte. Mais je ne peux m’empêcher de vous offrir quelques photos qui ne pourront que vous convaincre de goûter ces mets subtils.
Si la gustativité et la qualité des plats sont irréprochables, le service l’est également. Dans une salle au design sobre, recherché mais néanmoins accueillante, les convives se sentent à l’aise.
Tous apprécient les présentations de chaque plat par Nidta et son équipe qui dévoilent la nature des produits sans toutefois lever complètement leur mystère pour laisser chacun découvrir, ressentir, retrouver, imaginer saveurs, textures, équilibres et harmonies.
Le chef vient également à chaque table pour s’assurer de la satisfaction de ses clients et parler de ses expériences, de ses sources d’inspiration.
Aucune fausse note dans cette douce harmonie ! Un réel moment de plaisir !
Poursuite de notre journée : visite du Musée La Piscine à Roubaix.
Je ne vais pas vous raconter ici l’histoire de ce Musée qui débute en 1835, date de la création du musée industriel de Roubaix. N’hésitez pas à consulter le site web de ce lieu culturel : https://www.roubaix-lapiscine.com/musee-la-piscine/
Ce qui marque surtout les visiteurs à l’arrivée dans le musée, ce sont les maillots de bain accrochés sur le mur et les cris des nageurs, puis le passage par les douches ! Va-t-il falloir se jeter à l’eau ?
Puis très vite, le Grand Bassin s’offre à eux, comme par magie et les éblouit par sa beauté et son calme.
Quelques belles œuvres
La petite danseuse de quatorze ans de Degas
Pour cette exposition à l’occasion des 150 ans de l’Impressionnisme, le musée d’Orsay de Paris a prêté cette œuvre ainsi que quatre autres à La Piscine.
La petite danseuse de Degas créée entre 1875 et 1880 était une œuvre en cire donc très expressive et comportait des accessoires réels en tissu, ce qui était très surprenant pour l’époque et en a scandalisé quelques uns., lors de ses premières expositions.
Par la suite des moulages en bronze en ont été réalisés par le fondeur Adrien-Aurélien Hébrard et sont exposés dans plusieurs musées dans le monde.
Ci dessus, deux oeuvres majeures, icôniques !
La première : une sculpture de Félix Joffre, l’Athlète. Dans le Grand Bassin, il s’impose à nous par son expression altière et déterminée, sa taille et sa puissance.Il semble vouloir nous prouver les vertus du sport.
La seconde : La petite châteleine de Camille Claudel. les traits de l’enfant sont très délicats et la chevelure détachée semble voler dans le vent.
Le panorama de la Grand-Place de Roubaix par l’Atelier Jambon-Bailly
La scène représente la Grand Place de Roubaix le jour de l’inauguration en grande pompe du nouvel Hôtel de Ville voulu par le maire Eugène Motte et érigé par Victor Laloux, l’architecte de la gare d’Orsay à Paris.Elle fait l’éloge de l’industrie et du négoce textiles à l’origine de la richesse de la cité roubaisienne.
Le visiteur est surpris par la dimension de la toile (6mx13m) créée en 1911 pour l’Exposition Internationale du Nord de la France mais aussi par la précision de ses détails.
Le combat de coqs en Flandre de Remy Cogghe
Les combats de coqs sont une tradition dans les Flandres qui reste autorisée dans le Nord, le Pas de Calais et les DOM-TOM et qui suscite la colère des défenseurs des animaux.
Cette œuvre de grande taille s’impose comme un véritable monument de la vie artistique régionale de l’époque. Les tableaux de plus petite taille sont les esquisses des personnages que nous retrouvons dans la version aboutie de Combat de coqs en Flandre.
Le portique d’Alexandre Sandier
Cette oeuvre majestueuse a été créée par Alexandre Sandier, architecte et céramiste, alors directeur de la Manufacture de Sèvres.
En 1913, il conçoit avec la manufacture de Sèvres un portique aux allures de moucharabieh composé de modules en grès cérame pour orner l’entrée de la bibliothèque de la section française de l’Exposition universelle de 1913 à Gand.
A l’issue de cette manifestation, le portique a été démonté et transmis à la ville de Roubaix à la fin de la première guerre mondiale.
La tissuthèque
Depuis 1835, la ville a rassemblé une importante collection de livres d’échantillons et de pièces de tissus : témoignage d’un potentiel technique et d’un savoir qui couvre une très large période, de l’Égypte copte à nos jours.
Un minutieux travail d’analyse et d’identification a permis d’estimer un ensemble de 30 000 pièces de tissus et près de 2 000 livres d’échantillons, recueils et nuanciers.
Dédiée à la consultation et à l’étude, source d’inspiration pour les professionnels de l’habillement et de la décoration, les étudiants, cette tissuthèque est en accès libre et peut être consultée en ligne.
Cette tissuthèque est complétée par une exposition de vêtements et accessoires crées par des artistes Haute couture et designers.
La Piscine est l’un des plus beaux musées que j’ai visités par la qualité et la diversité des œuvres présentées mais aussi par son cadre enchanteur. Le Grand Bassin nous invite à la sérénité.
J’apprécie toujours de revenir dans ce musée qui nous emmène dans de merveilleux voyages au gré des œuvres du fonds permanent mais aussi au fil de celles présentées lors de très grandes expositions temporaires.




















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